Chrysanthèmes

De Pékin à Séoul et jusqu’en Russie, le chrysanthème symbolise l’éternité, la gaité, le plaisir, peut-être précisément parce que dans toutes ces contrées la nature un peu « tristounette » et grise en fin d’automne s’illumine de cette floraison colorée.

Au Japon, où il fut introduit au VIIIe siècle après J.C., le chrysanthème est immédiatement devenu la fleur emblème de la Famille Royale puisqu’on lui attribuait la capacité de rendre la vie plus belle, plus longue.

Les chrysanthèmes furent donc introduits en Europe occidentale avec le même regard que les asiatiques et cette fleur de la gaité a fait les délices des créateurs de fleurs au XIXe siècle.

Le chrysanthème et l’exception française de fleur symbole des cimetières.
Au premier anniversaire de l’Armistice de la Première Guerre mondiale, le 11 novembre 1919, le gouvernement sous la présidence de la République de Raymond Poincaré ordonne le fleurissement de toutes les tombes de France.
Si la production de végétaux d’ornement dans notre pays était déjà bien réelle, les horticulteurs et pépiniéristes ne produisaient guère d’autres fleurs que les chrysanthèmes à cette saison très tardive.
Ainsi, la seule fleur qui pouvait répondre aux exigences gouvernementales, facile à produire et abondante, fut le chrysanthème, jusque là cultivé comme plante vivace dans les jardins.

Cette mosaïque artisanale fait partie d'une série d'oeuvres d'inspiration japonaise.Elle est unique et originale.
Les carreaux sont réalisés à la main à partir d'argile blanche et ensuite émaillés de couleur noir mat et blanc.
Les joints rouges sur carreaux noirs soulignent le dessin et mettent en évidence le graphisme épuré du motif japonais.
Cette création est présentée comme un tableau, mais elle pourrait être collée au mur devant un évier ou dans une composition murale originale ou sur tout objet de même dimension.

L= 38.5 cm
l= 30.4 cm
Ep= 2 cm
Poids= 2 kg 470 g.